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Introduction

 
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La cornemuse est souvent représentée dans les arts (enluminures, peintures, gravures, sculptures, tapisseries...), dans la littérature écrite (récits de voyages ou textes littéraires, à l'instar de George Sand mettant en scène des joueurs de musette du Centre dans son roman champêtre « Les Maîtres sonneurs », ou la littérature orale tels que les chants, les contes...

Les premières évocations de l'instrument

Si celles-ci datent de l'époque romaine, il faut ensuite attendre le Moyen Age pour retrouver la cornemuse citée dans les manuscrits, l'iconographie ou les sculptures, où elle figure de façon fréquente aux mains de bergers ou d'êtres surnaturels (anges, squelettes), elle est aussi jouée souvent par des animaux. Au XVIe siècle, à la Renaissance, elle commence à être représentée de façon plus fidèle dans les scènes de kermesse paysanne d'un peintre comme Bruegel l'Ancien. Les premiers traités sur la cornemuse apparus en France au XVIIe siècle sont consacrés à la musette de cour et l'instrument apparaît dans toute sa complexité réaliste dans le cadre pastoral construit de toute pièce par l'idéal baroque. Fascination qui devait préfigurer le romantisme au XIXe siècle en France et la chute des empires en Europe. Les provinces trouvent un nouvel épanouissement dans ce contexte de construction des Etats-nations et les recherches sur le folklore et l'art populaire nourrissent alors les productions littéraires et musicales savantes.

Des scènes et des figures persistantes

Tout en suivant les évolutions de l'histoire de l'esthétisme, les œuvres présentant la cornemuse évoquent des scènes et figures persistantes. Ainsi, l'instrument se trouve-t-il associé tout au fil du temps au merveilleux voire au mystérieux, au pastoralisme et à la ruralité, aux réjouissances, ou encore à la mendicité. Ces différentes évocations véhiculées par la présence du joueur de cornemuse, usent, avec une plus ou moins grande distance critique à l'égard du poncif, de la puissance suggestive de l'instrument, et l'alimentent en retour. Selon le type de recherche artistique engagée, il arrive que dans ces contextes la cornemuse soit représentée de façon très approximative, sans souci de véracité, mais pour son seul pouvoir de suggestion symbolique.

 
Juin 2007 © MuCEM (tous droits réservés)